19.11.2008
Le Vélo ou la pub...??
Les vélos en libre service sont maintenant bien implantés dans l'hyper centre ville de Marseille et dans les quartiers sud. Ils ont permis, comme on le pensait, de renforcer l'usage et la visibilité du vélo dans Marseille. C'est un point positif indéniable, mais cependant on voit de plus en plus des effets pervers qui apparaissent .
En effet, comme souvent, les institutions marseillaises, ici la communauté urbaine, s'est déchargée sur un opérateur privé de la conduite du projet, sans en assurer une maîtrise et un contrôle suffisant. L'opérateur, en l'occurence Decaux, dont le fond de commerce est la publicité urbaine avant tout, a alors construit son réseau dans son intérêt propre. Le choix de positionnement des stations a souvent été plus lié à la qualité de l'emplacement publicitaire qu'à une réelle logique de construction de réseau cyclable. La nouvelle station placée au bas des escaliers de la gare Saint Charles en est un bon exemple.
L'ergonomie des stations pâtit, elle aussi, très souvent du poids prépondérant de l'intérêt publicitaire. Decaux n'hésite pas à choisir minutieusement de positionner la station publicitaire au bon endroit dans un carrefour à feux, même si cela implique de devoir placer les bornes vélos à 15 mètres de là. Voir par exemple la photo ci-dessus de la nouvelle station au croisement du boulevard National et du boulevard Voltaire.
Autre effet pervers de la réussite, relative, du vélo en libre service (plus de 2/3 des vélos sont des vélos personnels, même dans les endroits les plus favorables aux vélos en libre service, comme Castellane) les élus ne voient plus qu'eux et quand on leur parle vélo... ils entendent aujourd'hui Le Vélo!
Et cela se retrouve malheureusement aussi sur le terrain. Ainsi, alors qu'on demande depuis plusieurs années de rénover et sécuriser la piste de Michelet, les services techniques ont enfin posé un répéteur de feu au croisement de Michelet et du Boulevard Barral. Mais uniquement parce qu'ils avaient positionné une station Decaux en plein milieu... en oubliant d'installer les passages piétons pour y accéder. Pour le reste de nos demandes, rien n'a bougé, même pas les sucettes Decaux qui masquent la visibilité!
Dans la même veine, la station publicitaire de Saint Charles positionnée, il a bien fallu trouver de la place pour faire circuler les cyclistes. Une piste ou une bande cyclable? Que nenni! Dans la grande tradition marseillaise, on nous a peint de belles bandes blanches sur un trottoir pourtant déja bien encombré.
Et on nous parle même d'installer une station Le Vélo à Luminy! Mais on attend toujours un parc pour nos vélos à la bibliothèque de l'Alcazar.
22:15 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Les rues de Marseille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le vélo, mpm, vélib, decaux
02.02.2008
Ils n'y voient que du bleu.
Marseille Plus du 21 janvier nous apprend que "trois mois après son lancement, Le Vélo a remporté sa première étape". Ils seraient 4200 à avoir souscrit un abonnement longue durée. Les pics d'utilisation correspondent de plus en plus à des utilisateurs actifs utilisant le Le Vélo pour aller au boulot.
L'Hebdo du 23 janvier, lui, nous apprend que le Le Vélo est emprunté près de 2000 fois par jour, en semaine comme le week-end. Il en conclut donc que le "Le Vélo a déja gagné ses galons de transport alternatif".
Il serait donc d'autant plus normal, comme le précise Thierry Grand Dufay, ze Président of ze CVV, d'installer maintenant des stations dans l'ensemble des quartiers centraux, de la Belle de Mai à la Capelette. Quant à la fermeture à minuit, rien ne la justifie plus. Le représentant de Decaux précise ainsi que les Le Vélo ne sont pas plus vandalisés à Marseille qu'ailleurs.
Les Le Vélo bleus sont donc un succés. Il faut s'en réjouir. Faut il pour autant en conclure, comme on peut le lire dans l'Hebdo, qu'"aujourd'hui, il y a deux fois plus de Vélos Decaux que de vélos personnels"?
Nous avons voulu en avoir le coeur net en effectuant un comptage sur la place Castellane (que vous pouvez consulter ici ou dans la rubrique cartothèque).
Comme on le pressentait, ce comptage dément cette affirmation. Le matin entre 8h et 9h sur la place Castellane, pour un vélo Decaux , il passe trois vélos personnels. On est pourtant là au coeur de la zone d'implantation des Le Vélo bleu.
Les cyclistes marseillais qui utilisent leur vélo au quotidien attendent donc impatiemment les 3000 arceaux à vélos qui devraient logiquement équilibrer les 1000 place de Le Vélo Decaux.
La réussite des Le Vélo bleus ne doit pas être l'occasion pour la Communauté Urbaine d'éviter la mise en oeuvre d'une politique cyclable en faveur des cyclistes marseillais... quelle que soit la couleur de leur vélo.
14:50 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Lu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Decaux, Le Vélo, Communauté urbaine, politique cyclable
14.10.2007
Couvre feu à minuit pour "Le Vélo".
L'inauguration était prévue en juin avec l'arrivée du tramway. Nous attendions tous leur arrivée avec curiosité et impatience. Déception, leur mise en place est reportée à l'automne. Les marseillais se font une raison, ce sera donc à l'automne, le 12 octobre, que ce fameux "Le Vélo" apparaitra au grand jour.
Au grand jour... Mais uniquement au grand jour !
En effet dès minuit, à Marseille, ce sera couvre-feu pour "Le Vélo". De minuit à six heures, à Marseille, il ne sera pas possible d'emprunter "Le Vélo". A Lyon puis à Paris, Vélov' et Vélib' fonctionnent pourtant 24 heures sur 24, à la satisfaction de tous. Les lyonnais et les parisiens les utilisent régulièrement en fin de soirée, en sortant du restaurant, du cinéma quand la ville est plus calme et plus adaptée aux déplacements à vélo. A Paris, un tiers de l’utilisation journalière des Vélib’ a lieu entre 22 heures et 2 heures du matin.
Mais quelle malédiction pèse donc sur les transports marseillais? Qu'ont donc fait les marseillais pour mériter une telle punition? La vie nocturne de Marseille est déja sinistrée par un métro qui s'arrête à 21 heures, "Le Vélo" était l'occasion de participer, de façon douce, à l'animation de la ville.
Nos élus préfèreraient-ils donc l'envahissement nocturne de la ville par les voitures et les scooters? La rente des taxis de nuit serait-elle remise en cause par 700 vélos à disposition dans la ville? A-t-on vraiment envie que les déplacements à vélo se développent à Marseille?
22:35 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le vélo, libre service, mpm
04.10.2007
Vélos en libre service.
07:21 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Cartothèque | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Decaux, vélos libre service, le vélo
28.09.2007
Decaumania?!
Le vélo façon Decaux fait un tabac dans toutes les villes de France. Lyon a mis en place depuis deux ans le Vélov’ et Paris, on nous en a rebattu les oreilles tout l'été, possède maintenant ses Vélib’. En Provence aussi , Aix et Marseille sont sur les rangs. Aix les a installés dès le mois de juin. Quant à Marseille, après avoir été annoncé pour accompagner l’inauguration du tramway, «Le Vélo» nous est aujourd’hui promis pour la mi-octobre. 700 vélos y sont donc attendus, 1000 devraient être déployés, à terme. Dans le même temps, Lyon en programme 4000 pour la fin de l'année et Paris en prévoit plus de 20 000...Si Renaud Muselier, le 1er adjoint en charge des déplacements à la communauté urbaine, peut se vanter, dans le Nouvel Obs du 20 septembre, de posséder le plus gros… « Traoué ». D'autres cependant, ne pourront s’empêcher de remarquer qu’il a aussi, la plus petite… bicyclette. En la matière, Bertrand est finalement bien mieux doté que Renaud.
Mais au delà du nombre de vélos mis en service, qui ne peut intéresser que les adolescents pré pubères et les hommes politiques en campagne, la réussite du système de vélo Decaux éclaire d'une façon nouvelle la question des déplacements dans les villes.
13:05 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : decaux, le vélo
05.09.2007
Miracle à la mairie de Marseille!
"Le vélo était jusqu'à maintenant comme un objet de vacances, de balade. Là, ça va devenir un transport public individuel à part entière". Renaud Muselier cité par Libération le 29 août 2007.
Lors d'une chronique dans l'Hebdo du 12 février nous appelions l'Esprit saint cycliste à éclairer J.C. Gaudin. Cet été, c'est l'un de ses principaux disciple, son 1er adjoint, Renaud Muselier qui a eu la Révélation. Ce n'est pourtant pas le journal La Croix qui nous l'apprend mais Libération, dans son édition du 29 août.
Tout au long de cette année, les signes de la conversion étaient là et nous n'avons pas su les voir. Renaud nous l'avait pourtant répété: "Je prends des risques pour le vélo". Incrédules étions nous et quand, en juin, sans aucune concertation, il prend peur, recule et est prêt à tout abandonner: ses vélos en libre service, ses "100 km de pistes cyclables"... Nous l'accablons de nos reproches et le harcelons par nos missives. Nous aurions pourtant dû comprendre.
Renaud, te voilà désormais chargé d'une lourde responsabilité. Tu vas devoir maintenant travailler à convaincre les Saint Thomas qui t'entourent et mettre en oeuvre une vraie politique vélo dotée d'un budget adapté. Il est temps de passer de l'acte de foi à l'action.
Mais n'aie pas peur, Renaud, dans ce combat tu n'es pas seul. Le Peuple du Vélo te soutient et t'accompagne.
17:25 Ecrit par Collectif Vélos en Ville dans Activisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vélib, le vélo, muselier


